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Quand contenu et processus métier se rencontrent

Le site d’Autocorner est devenu le socle d’un projet plus vaste : formulaires réutilisables, disponibilités réelles, notifications et outils internes qui relient parcours client et travail quotidien.

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Publié le
28 juillet 2026
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Écrit par
Eric Chautems
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Le premier projet Autocorner a réuni sur une même plateforme les marques, les centres, les contenus éditoriaux et le stock en temps réel. L’équipe a repris la maîtrise de sa présence publique, tandis qu’une couche de données permettait enfin de relier les différentes sources au lieu de les recopier.

Ce succès a déplacé la conversation. Le quotidien d’Autocorner ne s’arrête pas au site : les rendez-vous se prennent encore par téléphone, les capacités des ateliers vivent dans des plannings Excel, les demandes arrivent par plusieurs canaux et les outils opérationnels diffèrent selon les groupes automobiles. Le site sait attirer un client, mais le travail qui suit traverse encore une succession de systèmes isolés.

Autocorner n’avait pas besoin d’une interface d’administration supplémentaire. Il fallait que la plateforme de contenu et la réalité opérationnelle de la concession commencent à dialoguer.

« Ce qui ressemblait à un simple site nous a ouvert un champ de possibilités beaucoup plus large. Nous pouvons désormais transformer nos processus internes par l’intégration et l’automatisation, tout en gardant un investissement maîtrisé. » — Autocorner

Prolonger la fondation plutôt que la remplacer

Le site actuel remplit déjà très bien son rôle. Next.js porte l’expérience publique, Sanity gère les contenus, AutoScout24 fournit le stock et la couche de données typée relie ces systèmes. Reconstruire cette base aurait effacé la valeur déjà créée.

Nous avons choisi de la prolonger par une couche opérationnelle réactive. Les contenus restent dans Sanity, où l’équipe peut les façonner et les publier. Convex accueille les états qui évoluent pendant que le travail avance : rendez-vous, progression des formulaires, créneaux disponibles, notifications et données dont les applications internes ont besoin en temps réel. Des connecteurs standardisés forment la frontière avec les DMS, CRM et services tiers.

Un schéma montrant le site d’Autocorner et ses applications internes Sanity au-dessus des contenus Sanity, des données opérationnelles Convex, d’une couche typée et de connecteurs vers les systèmes automobiles.
FigureLe site public n’est pas remplacé. Une couche opérationnelle réactive vient compléter les mêmes contrats typés, afin que contenus, états en temps réel et systèmes externes soutiennent un parcours commun.

Le choix essentiel n’est pas Convex pris isolément, mais la séparation claire des responsabilités. Sanity décrit ce qu’Autocorner propose et la manière de le présenter. La couche opérationnelle sait ce qui se passe maintenant. Les connecteurs traduisent les systèmes imposés par chaque constructeur en contrats stables que la plateforme peut comprendre.

Quatre modules construits une fois, puis réutilisés

La version la plus récente du projet est volontairement plus resserrée et plus concrète qu’un catalogue de fonctionnalités futures. Elle commence par quatre capacités réutilisables :

  1. Des formulaires en plusieurs étapes ne demandent que les informations utiles à chaque moment du parcours.
  2. Un moteur de créneaux calcule les disponibilités réelles à partir des horaires, des ressources et des règles métier de chaque centre.
  3. Des notifications orchestrées gèrent confirmations et rappels, d’abord par courriel, puis au besoin par SMS ou directement dans une application.
  4. Des applications internes offrent aux équipes des outils ciblés dans l’environnement Sanity qu’elles utilisent déjà.

Chaque capacité n’est financée qu’une fois. Le parcours suivant ne paie plus que ses propres règles et ses écrans, au lieu de repartir avec un nouveau formulaire jetable, un nouveau calendrier et un nouveau système de notifications.

Un module réutilisable n’a de valeur que lorsqu’un premier processus réel en apporte la preuve. Pour Autocorner, cette preuve est la prise de rendez-vous pneus et roues.

Le premier parcours part d’une véritable contrainte d’atelier

Prendre rendez-vous pour des pneus ou des roues ne consiste pas simplement à choisir une date. Un changement de roues occupe un créneau ; un changement de pneus en demande deux. Un contrôle peut en ajouter un autre. La durée varie entre la semaine et le samedi, certains contrôles ne sont pas disponibles tous les jours et chaque centre possède ses horaires et son nombre de ponts.

Quatre écrans mobiles de la prise de rendez-vous pneus et roues d’Autocorner : saisie des coordonnées, choix roues ou pneus avec contrôle optionnel, sélection d’un créneau réellement disponible et récapitulatif de confirmation.
FigureLa réservation telle que le client la rencontre, pensée mobile-first en quatre écrans. L’étape prestation encode directement la règle d’atelier — les roues occupent un créneau, les pneus deux, un contrôle en ajoute un — de sorte que les horaires proposés à l’écran suivant sont uniquement ceux qu’un centre peut réellement tenir.

Aujourd’hui, une grande partie de ce savoir appartient aux conseillers SAV et à leurs plannings Excel. Le client téléphone, un conseiller cherche une place, les informations sont ressaisies et aucune interface publique ne connaît les disponibilités réelles de l’atelier.

Le nouveau parcours transforme ces contraintes en règles explicites. Le client renseigne ses coordonnées, choisit la prestation et ne voit que les créneaux que le centre sélectionné peut réellement honorer. Après confirmation, la réservation apparaît immédiatement dans l’application de l’atelier et le client reçoit la communication prévue. Les rendez-vous pris par téléphone restent possibles : le conseiller les crée dans le même système, afin que les canaux en ligne et hors ligne partagent une seule source de vérité.

Une carte des parcours reliant différentes situations clients d’Autocorner aux outils numériques, aux appels à l’action et aux résultats mesurables, de l’acquisition à la fidélisation.
FigureLa plateforme opérationnelle part des situations vécues par les clients, pas d’une liste de logiciels. Chaque parcours relie un besoin, une action proposée et un travail que la concession peut mesurer.

Le CMS devient aussi l’endroit où le travail prend forme

Placer l’application de rendez-vous aux côtés de Sanity est plus qu’un raccourci pratique. L’équipe utilise déjà le Studio pour gérer ses marques, ses centres et ses prestations. Ces mêmes fiches fournissent le contexte dont un processus a besoin : le centre concerné, le langage de la marque, la prestation proposée et la forme de la confirmation.

L’application ajoute la vue opérationnelle : calendriers à la journée ou à la semaine, ponts, réservations en ligne, rendez-vous créés manuellement, import et export du planning Excel qui accompagne encore la transition. Les équipes conservent leurs repères pendant que la plateforme supprime progressivement les doubles saisies.

L’agenda interne des rendez-vous d’Autocorner — une application Sanity intégrée au Studio — affichant une vue à la semaine pour un centre et ses ponts, avec les réservations en ligne aux côtés des rendez-vous pris au comptoir ou par téléphone, un pont bloqué, et l’import et l’export Excel.
FigureL’agenda interne d’Autocorner : une application Sanity dans le Studio qui prend le relais du planning Excel, avec réservations en ligne, téléphoniques et ponts bloqués dans une seule vue à la semaine par centre et par pont.

C’est ici que gestion de contenu et processus métier se rencontrent réellement. L’équipe éditoriale façonne le parcours et son discours ; les données opérationnelles le font avancer d’un état au suivant ; l’application interne montre ce qui exige une action. Aucun de ces rôles n’a besoin de se faire passer pour un autre.

Construire le socle une fois, le prouver parcours après parcours

La prise de rendez-vous pneus et roues est volontairement la première preuve, pas un prétexte pour lancer simultanément tous les outils imaginables. Elle met les quatre modules à l’épreuve sur un processus qu’Autocorner connaît bien et dont l’impact quotidien sera facile à observer : moins de réservations exclusivement téléphoniques, plus de double saisie entre le web et le planning, des disponibilités réelles et une vue commune pour les conseillers SAV.

Une fois ces modules éprouvés, la même fondation pourra soutenir les rendez-vous de service, les essais, les demandes de reprise, les parcours de leasing ou un portail client. Les outils des constructeurs et importateurs pourront se connecter à mesure que leurs interfaces et leur valeur métier seront confirmées. Chaque étape suivante restera une décision, et non une promesse dissimulée dans un grand schéma de plateforme.

C’est ainsi que nous choisissons les technologies chez Devocracy : non pas en empilant la solution la plus imposante, mais en isolant la partie réutilisable d’un problème client réel, puis en la validant avec un processus utile aujourd’hui. Autocorner obtient une fondation capable de grandir sans financer plusieurs fois les mêmes capacités, ainsi qu’une première fonctionnalité qui démontre déjà pourquoi cette fondation existe.

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